Musique
DÉFINITION
Qu’est-ce que la musique ?
La définition la plus communément admise de la musique est : une combinaison de sons et silences au cours du temps sous le prisme d’une vision artistique.
Elle suit généralement 4 paramètres :
- le rythme (l’agencement des sons dans le temps),
- la hauteur (sa tonalité, sa fréquence, sa qualité grave à aiguë),
- la nuance (l’intensité sonore relative d’une note, son volume),
- et le timbre (les caractéristiques harmoniques qui permettent d’identifier l’instrument).
La différence entre la musique par rapport aux autres formes d’expression sonore réside dans la présence d’une narration. Cette dernière véhicule principalement des émotions et des idées très simples. C’est ce qui la différencie du langage (principalement axé sur les idées) et du sound design (axé sur la conception sonore sans but essentiel de narration).
À titre indicatif, le sound design n’est pas reconnu comme un art car cette discipline est purement technique. Le sound design vient se greffer à des œuvres cinématographiques ou musicales où ces dernières portent l’aspect artistique.
Quel est l’intérêt de la musique ?
La musique nous entoure : séries/films, jeux vidéos, publicités, émissions, magasins et plus encore. Mais, d’où vient cet attrait omniprésent ?
Un intérêt artistique : Historiquement considérée comme l’art des émotions par excellence, la musique les transmet plus directement que toute autre forme d’expression. En privilégiant l’émotion sur l’idée précise, elle libère l’interprétation et ouvre la voie à d’autres arts pour enrichir l’histoire racontée.
Un intérêt récréatif, éducatif et formateur : Source d’émotions positives, la musique rend l’éducation plus accessible et soutient l’activité physique en motivant les sportifs. La pratique instrumentale développe aussi les compétences psychomotrices du musicien.
Un intérêt social : Présente lors d’événements sociaux (cérémonies, fêtes, activités quotidiennes), la musique crée du lien au-delà des barrières linguistiques et régule les émotions collectives ; festive pour une soirée animée, solennelle pour appeler au calme.
Un intérêt culturel, identitaire et politique : Variée selon les peuples, elle constitue un patrimoine culturel important et génère un sentiment d’appartenance. Comme soft power, la K-pop fait rayonner la Corée du Sud mondialement. Associée à des paroles, elle amplifie les idées politiques, devenant un puissant vecteur idéologique à l’image des hymnes nationaux.
Un intérêt économique : L’industrie musicale représentait 29,6 milliards de dollars en 2024 selon l’IFPI (International Federation of the Phonographic Industry), attirant de nombreux acteurs expérimentés cherchant à exploiter au maximum ce potentiel.

Le saviez-vous ?
L’équipe de Noisy Core est contributeur principal de l’article « Design sonore » sur le Wikipédia français ! Dans le but de dénicher le métier de sound designer, vous y trouverez plein d’informations supplémentaires pour connaître davantage cette discipline. Rendez-vous directement sur l’article !
Quel est le cadre du droit d’auteur pour la musique ?
Pourquoi la musique est protégée par le droit d’auteur ?
Dès la création de son œuvre, l’auteur bénéficie des droits d’auteur sur cette dernière a condition qu’elle soit originale. Une œuvre est dite originale lorsqu’elle est empreinte de la personnalité de l’auteur, c’est-à-dire, lorsqu’elle reflète sa personnalité et exprime ses choix libres et créatifs. Ainsi, l’auteur doit avoir insufflé sa « touche personnelle » dans l’œuvre. Il n’a aucune démarche à réaliser pour bénéficier de ces droits sur le territoire français.
Le droit d’auteur est composé de deux droits sous-jacents : les droits moraux et les droits patrimoniaux.
- Les droits moraux protègent les intérêts non économiques de l’auteur (paternité, intégrité de l’œuvre, droit de retrait, etc.)
- Les droits patrimoniaux protègent les intérêts économiques de l’auteur (droit de représentation, de reproduction).
Notons toutefois que le sound design n’est pas protégé par le droit d’auteur si l’on réfléchit correctement. La musique originale est l’œuvre d’art, ce qui n’est pas le cas du sound design car ce dernier est la discipline technique qui exécute la direction audio et artistique du scénario (notamment pour une série audio). En d’autres termes, si le sound design véhiculait une narration, ce serait l’histoire qui serait protégée et non le sound design en lui-même.
Quand est-ce qu’une œuvre musicale fait objet de plagiat (ou contrefaçon) ?
Avant d’aller plus loi, notons que le terme plagiat relève du langage courant, on parlera en droit de contrefaçon. Pour qualifier une œuvre comme telle, il faut qu’elle remplisse plusieurs critères :
- L’existence d’une œuvre originale protégée par le droit d’auteur et créée avant l’œuvre suspectée de contrefaçon ;
- Un similarité principalement mélodique entre les deux œuvres ;
- L’existence d’un préjudice moral ou matériel envers le détenteur des droits d’auteur de l’œuvre originale.
Pour déterminer si une œuvre est une contrefaçon, on fera généralement appel aux musicologues (experts de la musique). Ces derniers analysent principalement la similarité entre la mélodie et les styles musicaux entre les deux œuvres. Si la justice estime qu’il s’agit bien d’une contrefaçon, alors l’acte sera sanctionné.
Comment exploiter légalement une musique ?
En France, les droits patrimoniaux d’une musique s’éteignent 70 ans après la mort de son auteur. Elle tombe alors dans le domaine public. Elle pourra donc être exploitée gratuitement sous réserve du respect des droits moraux des héritiers, qui ne périssent pas dans le temps.
Parmi les droits moraux, on peut citer :
- le droit de paternité (apposer son nom sur chaque publication de l’œuvre),
- le droit de divulgation (décider de quand et comment rendre son œuvre publique, ou de ne pas le faire),
- le droit au respect de l’intégrité de l’œuvre (s’opposer à toute modification de l’œuvre sans son autorisation),
- le droit de retrait et de se repentir (faire cesser toute exploitation de son œuvre, en contrepartie d’une indemnisation).
Parmi les droits patrimoniaux, on peut citer :
- le droit de représentation (autoriser ou interdire la communication de son œuvre au public),
- le droit de reproduction (autoriser ou interdire la fixation de son œuvre sur tout support qui permettrait de la diffuser de manière indirecte).
En somme, un détenteur de droits d’auteur peut céder ses droits patrimoniaux, sous la rédaction obligatoire d’un contrat de cession de droits d’auteur. Il peut en céder tout ou partie, gratuitement ou moyennant une rémunération. Enfin, il ne peut cependant pas céder ses droits moraux.

Le saviez-vous ?
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FORMATION & MÉTIER
Si on devait faire un rapide tour d’horizon des métiers de la musique, ceux-ci offrent de nombreuses perspectives artistiques et humaines, mais exigent polyvalence, persévérance et adaptabilité. Que l’on aspire à la stabilité ou à la célébrité, chaque artiste peut trouver sa voie, à condition de s’investir pleinement dans son art et de rester ouvert aux évolutions du secteur.
Enfin, la maîtrise technique, la créativité et la capacité à s’adapter restent les clés d’une carrière réussie dans ce domaine qui combinent l’exigence et la passion.
Quelles compétences sont requises pour exercer dans la musique ?
Musicien interprète (chanteur, instrumentiste)
Le musicien interprète donne vie à des œuvres musicales existante par le biais de son interprétation et sa technique. Il n’a pas nécessairement composé lui-même l’œuvre en question.
Compétences fondamentales
- Excellence en technique instrumentale ou vocale (justesse, technique, expression).
- Lecture et déchiffrage rapide de partitions, même complexes.
- Maîtrise du solfège et de la théorie musicale fondamentale.
- Capacité d’improvisation pour créer spontanément.
- Aptitude au jeu collectif avec écoute et adaptation.
Compétences complémentaires
- Aisance scénique et gestion du public.
- Notions en composition pour mieux interpréter.
- Solide culture musicale (styles, histoire, interprètes).
- Connaissance des aspects techniques du spectacle.
- Pour certains genres spécifiques, maîtrise des pratiques historiques.
Compositeur et auteur-compositeur
Le compositeur crée la musique selon des règles harmoniques, mélodiques et rythmiques, tandis que l’auteur-compositeur s’occupe de l’écriture des paroles à cette fonction.
Compétences fondamentales
- Maîtrise de théorie musicale avancée (harmonie, contrepoint, orchestration).
- Écriture sur partition ou logiciels MAO (MuseScore, Logic Pro, Cubase, etc.).
- Écoute analytique et capacité d’orchestration.
- Créativité pour développer une identité sonore unique.
Compétences complémentaires
- Notions techniques (ingénierie sonore, mixage).
- Culture musicale et improvisation.
- Adaptation aux différents médias.
- Collaboration, promotion et marketing.
Spécificités de l’auteur-compositeur
- Excellence en linguistique, versification et prosodie.
- Créativité narrative et connaissance des formes de chanson.
- Culture littéraire et potentiellement multilinguisme.
- Capacités d’interprétation et de collaboration.
Quels sont les salaires et les conditions de travail en musique ?
Musicien interprète (chanteur, instrumentiste)
En France, le salaire moyen d’un musicien interprète est d’environ 24 000 € brut par an (soit 2 000 € brut par mois, environ 1 591 € net). Bien évidemment, ce chiffre varie selon la notoriété, le type de contrats et les cachets perçus.
La majorité des musiciens travaillent sous Contrat à Durée Déterminée d’Usage (CDDU), ce qui implique :
- Rattachement à des caisses spécifiques (ex : Audiens dans le spectacle) en plus de l’URSSAF,
- Renouvellement du contrat sans limitation explicite si l’usage est justifié,
- Pas de durée minimale obligatoire,
- Pas de prime de fin de contrat (de précarité),
- Pas de délai de carence entre deux contrats.
En somme, ce mode de travail offre une grande flexibilité, mais aussi une certaine instabilité financière.
Compositeur et auteur-compositeur
Le salaire moyen d’un compositeur salarié est d’environ 55 000 € brut par an (soit 3 663 € net par mois). Un débutant peut espérer gagner 2 500 € brut par mois, tandis qu’un compositeur reconnu peut atteindre 6 400 € brut par mois.
Pour l’auteur-compositeur, la rémunération dépend largement des droits d’auteur, de la notoriété et des contrats. Les revenus sont donc très variables, souvent faibles en début de carrière.
Quels sont les avantages et les inconvénients des métiers de la musique ?
Musicien interprète (chanteur, instrumentiste)
Avantages
- Passion au quotidien : Vivre de sa passion et partager la musique avec un public.
- Expériences variées : Jouer dans des lieux et contextes différents, rencontrer d’autres artistes.
- Gratification artistique : Recevoir l’énergie et l’émotion du public lors des concerts.
- Réseau professionnel : Développer des collaborations et des opportunités.
Inconvénients
- Instabilité financière : Revenus irréguliers, dépendance aux contrats et cachets.
- Horaires atypiques : Concerts le soir, week-ends, fêtes.
- Déplacements fréquents : Tournées, répétitions, parfois loin de chez soi.
- Stress de la performance : Exigence de qualité constante devant un public.
- Concurrence importante : Marché saturé, difficulté à obtenir des contrats stables.
Compositeur et auteur-compositeur
Avantages
- Liberté créative : Possibilité d’exprimer ses idées et d’inventer des univers sonores.
- Reconnaissance artistique : Chance de se faire connaître et d’être célèbre grâce à ses œuvres.
- Flexibilité : Travail à distance, horaires modulables.
- Rémunération passive : Droits d’auteur sur l’exploitation des œuvres.
- Collaborations variées : Travailler avec des artistes, des techniciens, des producteurs.
Inconvénients
- Nécessité de se vendre : Importance du marketing et de la communication pour se faire connaître.
- Revenus incertains : Faibles en début de carrière, dépendance aux droits d’auteur.
- Concurrence féroce : Nombreux artistes pour peu de places.
- Persévérance indispensable : Long chemin vers la reconnaissance.
- Aléas de la créativité : Inspiration fluctuante, parfois difficile à canaliser.
Malgré sa diversité, le sound design reste un domaine peu connu du grand public. Il peut être difficile de trouver ses premiers contrats si l’on ne connaît personne du milieu de l’audiovisuel. L’embauche en entreprise est parfois difficile car le marché est assez assez saturé. Il est donc important de savoir tirer son épingle du jeu dans un secteur relativement concurrentiel.
MÉTHODES
Comment réaliser la musique de votre projet ?
Créer sa propre musique peut sembler intimidant, surtout si l’on n’a pas encore de formation poussée. Pourtant, en suivant une méthode structurée, vous pouvez poser les bases d’un univers sonore cohérent et expressif, à votre image. Voici un guide clair, accessible mais complet, pour vous accompagner dans cette aventure.
1. Définir l’intention musicale
Avant tout, posez-vous la question suivante : quel rôle la musique doit-elle jouer dans votre projet ? S’agit-il d’accompagner une vidéo ? Un jeu ? Une scène narrative ? Une chanson ?
Déterminez ensuite l’intention émotionnelle : cherchez-vous à susciter de la tension, de la nostalgie, du calme, de l’excitation, ou au contraire un sentiment plus ambigu ?
Cette première étape guidera toutes les suivantes : style, instrumentation, tempo, choix des textures.
2. Choisir un style (sans s’y enfermer)
Inspirez-vous de styles existants (orchestral, pop, rock, électro, ambient, jazz…) pour donner un cadre de départ à votre création.
Chaque style a ses codes : l’orchestral privilégiera des cordes et cuivres riches, l’électro jouera sur les sons synthétiques et le rythme, le rock misera sur l’énergie de la batterie et de la guitare, etc..
Vous pouvez évidemment mélanger plusieurs influences. Mais on vous conseille de commencer par un cadre clair qui vous permettra d’éviter la dispersion.
3. Comprendre les bases musicales essentielles
Vous n’avez pas besoin de tout connaître. Mais certaines notions vont vous faciliter la tâche :
- La notion d’échelle (gamme) : majeur, mineur, pentatonique…
- La structure d’un accord : trio (3 notes), tétrade (4), en accords ouverts ou resserrés
- Le rythme : signature temporelle (4/4, 3/4…), notions de mesure, pulsation, syncopes
- La progression harmonique : comment enchaîner des accords pour créer une tension ou une résolution
Il existe de nombreuses ressources en ligne gratuites (YouTube, Wiki, blogs) pour s’initier à ces bases.
4. S’inspirer intelligemment
Prenez le temps d’écouter attentivement les musiques qui vous touchent. Analysez :
- La structure (intro, couplet, refrain, pont…)
- L’orchestration (quels instruments sont utilisés ? dans quel registre ?)
- La dynamique (quand ça monte ? quand ça respire ?)
- Les effets sonores ou transitions (bruits d’ambiance, reverb, delay…)
Vous pouvez par exemple essayer de reconstituer une version simple de certains morceaux dans un DAW (Digital Audio Workstation) pour comprendre leur logique interne. C’est l’une des meilleures manières d’apprendre.
5. Choisir un outil de création adapté à votre niveau
Si vous débutez, privilégiez les logiciels simples et gratuits comme :
- LMMS (bon pour la composition électronique ou orchestrale simple)
- Cakewalk by BandLab (DAW gratuit pour Windows)
- Soundtrap ou BandLab (solutions en ligne)
- Audacity (plutôt pour éditer les sons ou faire du montage, pas composer)
Avec un peu d’habitude, vous pourrez migrer vers des outils plus avancés comme Reaper (très complet et peu coûteux), FL Studio, Cubase ou Ableton.
6. Composer une idée simple mais claire
Par la suite, ne cherchez pas à tout faire d’un coup. Partez d’une idée et lancez-vous avec :
- Une courte mélodie jouée au piano, ou à la voix
- Une progression d’accords de 4 mesures
- Un motif rythmique ou percussif qui vous inspire
Travaillez cette idée comme une graine : variez-la, inversez-la, ralentissez-la, harmonisez-la. C’est généralement à partir d’un embryon solide que l’on construit un morceau entier.
7. Structurer votre morceau
Découpez votre musique en sections distinctes, même si elles sont courtes :
- Une introduction (mise en ambiance)
- Une exposition (idée principale)
- Un développement (variations, montées en tension)
- Une résolution ou conclusion (calme, chute, impact)
8. Ajouter textures, effets et détails
Une fois votre squelette en place, enrichissez-le. L’objectif est de transformer votre idée brute en paysage sonore, avec des reliefs. Plusieurs choix s’offrent à vous :
- Superposez des instruments pour varier les timbres
- Ajoutez des automations de volume ou d’effets (fade-in, panoramique, filtre…)
- Utilisez des bruitages ou samples pour donner de la vie à l’ensemble
9. Mixer de manière fonctionnelle
Il est difficile d’arriver à un résultat de mixage aussi poussé qu’avec un ingénieur du son, mais quelques réflexes sont essentiels :
- Chaque instrument doit avoir sa place (fréquence, spatialisation, volume)
- Utilisez l’égaliseur (EQ) pour retirer les basses fréquences des instruments non graves
- Gardez une dynamique lisible : compressez suffisamment vos instruments tout en préservant une impression de dynamique naturelle
- Ajoutez un peu de réverbération et/ou de delay pour donner de la profondeur
10. Exporter proprement et intégrer
Une fois satisfait du rendu :
- Exportez votre morceau au format adapté (WAV pour la qualité, MP3 pour le poids léger)
- Vérifiez le volume global (suffisamment fort sans saturer)
- Puis finalement, intégrez votre morceau dans votre projet (vidéo, jeu, site…) en testant bien la cohérence avec les autres éléments
SERVICES
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